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L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE EN ILE
DE FRANCE |
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L’Agriculture
Biologique (AB) se définit comme un mode de production
n’utilisant aucun produit chimique de
synthèse (ni d’OGM). Ses règles
sont contenues dans des cahiers des charges
européens définissant le mode de production,
la présentation et la commercialisation des produits.
Des contrôles sont effectués par des organismes
certificateurs indépendants et agréés
par l’Etat qui attribuent ou non la certification
AB. |
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I Principes généraux
de l’Agriculture Biologique
Les productions végétales
Le passage de l’agriculture «
conventionnelle » à l’AB se fait en 2 années
de conversion pour les cultures annuelles
et 3 pour les cultures pérennes, pendant lesquelles
les cahiers des charges bio doivent être respectés.
Les produits sont vendus en conventionnel pendant cette période
de conversion.
Les techniques utilisées, dans le but de maintenir
la fertilité biologique des sols, sont essentiellement
basées sur :
des rotations longues (en grandes cultures : 4 ans minimum,
avec un optimum de 8 ans).
l'alternance de cultures « nettoyantes » et
« salissantes ».
la culture de légumineuses pour fournir de l'azote.
la culture d'engrais verts.
l'emploi, si nécessaire de fertilisants organiques
(composts, effluents d'élevage…).
La protection des plantes contre les ennemis des cultures
passe essentiellement par des méthodes préventives
:
Le choix d’un assolement long incluant des cultures
de printemps et d’hiver et alternant les familles
botaniques,
L’utilisation de variétés résistantes
aux maladies et adaptées aux situations locales.
Le maintien et le recours aux auxiliaires (haies, surface
des parcelles modérée…)
La réalisation de faux semis.
Si nécessaire, il existe aussi des
méthodes curatives :
le désherbage mécanique, thermique, manuel,
utilisation de paillages.
l'emploi de produits phytosanitaires naturels inscrits au
cahier des charges.
Les productions animales
Les règles applicables à l'élevage
sont dictées par un cahier des charges européen,
complété par un cahier des charges français
plus restrictif.
Ceux ci définissent :
L'origine des animaux.
La période de conversion des animaux non issus d'élevages
bio en fonction des espèces : 1 an pour la viande
bovine, 6 mois pour la production laitière, les ovins
et les porcins et 10 semaines pour les œufs.
Le chargement à l'hectare et la taille des élevages.
L'alimentation des animaux :
Elle doit être "bio" (sauf dérogation
sur 10%) et provenir de l'exploitation pour partie ; les
aliments provenant de l'extérieur de l'exploitation
doivent être "bio".
Le pâturage est obligatoire pour les ruminants (hors
sol et zéro pâturage interdits).
L'emploi d'ensilage est également limité,
ainsi que l'emploi de concentrés.
Les caractéristiques des bâtiments : ils doivent
offrir un minimum de surface et de confort aux animaux.
Les conditions sanitaires :
Utilisation de l’homéopathie, phytothérapie,
oligothérapie …
Antibiotiques et stimulants de croissance sont interdits.
Si un animal doit être traité par allopathie
: il est automatiquement sorti du circuit bio.
Les âges minimaux et les conditions pour l'abattage.
Les conditions d'utilisation des effluents d'élevage.
II. L’Agriculture
Biologique en Ile de France
Sur la région Ile de France (95, 78,
91, Petite couronne et 77), environ 70 exploitations pratiquent
l’AB ou sont en conversion, soit 3600 ha fin 2003.
Production végétale
:
En grandes cultures, le blé
ne représente que 29% de l’assolement,
laissant place aux céréales secondaires,
mélanges céréaliers, prairies,
légumineuses …
Source : GAB Ile-de-France
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Production animale :
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Volailles de chair |
Poules pondeuses |
Bovin lait
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Bovins viande |
Ovins |
Caprins |
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10000
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7600 |
33 |
98 |
140 |
140 |
Source : GAB Ile-de-France
Les débouchés :
Les productions de grandes cultures,
en particulier les céréales, sont destinées
principalement à l'alimentation humaine. Les autres
productions : pois, luzerne,
féveroles … vont à l'alimentation animale.
L'écoulement est assuré par des opérateurs
certifiés et généralement spécialisés.
Les "petites" productions : orge
de printemps, épeautre, seigle … bénéficient
de débouchés particuliers, tels que les pains
spéciaux, bières, …
Les produits animaux (volailles
œufs, viandes découpées…) sont essentiellement
commercialisés en vente directe à la ferme.
Les fruits et légumes
: hormis les livraisons sur le marché de Rungis, la
vente d'une grande partie des fruits et légumes bio
est réalisée à la ferme ou sur les marchés
:
7 maraîchers commercialisent leurs productions certifiées
AB sur 12 marchés de la région parisienne (voir
la liste des producteurs et l'adresse des marchés sur
ce site).
De plus, les agriculteurs transforment un partie de leurs
productions : cidre, jus de pomme, conserves, …
La proportion de franciliens consommant des
produits bio est supérieure à la proportion
nationale : 50% contre 38%.
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