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Mai 2009

Portrait réalisé en 2009.
Les informations sont susceptibles d'avoir évolué.



EARL CHEVALIER

Elevage laitier, polyculture à Nesle-la-Vallée (95).


Une ferme de polyculture – élevage aux portes de la ville

L’exploitation agricole de la famille CHEVALIER trouve sa place au coeur d’une des régions rurales les mieux préservées de l’Ile-de-France : le Vexin français. Nichée dans la vallée du Sausseron, à Nesle-la-Vallée, cette ferme contribue à former un surprenant écrin de verdure, aux portes mêmes de l’agglomération de Cergy-Pontoise.
Perpétuant une tradition qui faisait jadis du Vexin français un équivalent de la Normandie en terme d’élevage, les CHEVALIER produisent du lait, qu’ils vendent pour partie en direct aux consommateurs locaux. Les céréales, oléoprotéagineux et betteraves, qu’ils cultivent sur les terres fertiles des plateaux, leur permettent d’établir des liens de complémentarité avec leur activité d’élevage.
L’EARL CHEVALIER constitue, vous l’aurez compris, une exploitation de polyculture élevage, un type d’exploitation agricole qui tend à se raréfier fortement dans cette partie de l’Ile-de-France. Ainsi, aujourd’hui, seules subsistent sept exploitations laitières dans le Val d’Oise.


Un modèle agricole en perte de vitesse

La création de l’EARL CHEVALIER est toute récente. Elle s’est faite avec la transmission progressive de l’entreprise de Claude CHEVALIER à ses deux fils. Avec eux, c’est la troisième génération familiale à mettre en valeur les prairies de la vallée du Sausseron.

Claude s’était installé comme agriculteur en 1970 et il a pris sa retraite en 2006. Ses deux fils ont donc repris l’entreprise familiale, avec l’installation de l’un en 2003 et de l’autre en 2007. Pour permettre à deux personnes de vivre sur l’exploitation, il a été nécessaire de cultiver 120 hectares de terres supplémentaires et d’augmenter le quota laitier de 200 000 litres dès 2003.

Les premières années d’activité des deux fils se sont révélées bien remplies. En effet elles ont été l’occasion d’agrandir la stabulation destinée aux vaches laitières : d’une capacité de 45 vaches, le bâtiment est passé à 90 vaches. Cela laisse encore une place pour d’éventuels projets de développement de l’activité laitière, car aujourd’hui le troupeau de l’exploitation se monte à 75 adultes en production. Dans le même temps, comme dans toutes les exploitations laitières, les CHEVALIER se sont attelés à réaliser la mise aux normes : construction d’un système de récupération et de stockage des eaux d’écoulement provenant de l’activité d’élevage, construction d’une fumière, mise en place d’un plan d’épandage du fumier.

Autant d’investissements financiers et matériels importants qui font qu’aujourd’hui les projets de développement sont mis en veille afin de rentabiliser et de mettre en valeur l’existant.


Des productions complémentaires : l’assurance d’une cohérence globale

L’outil de production
Les CHEVALIER cultivent une surface totale de 270 hectares :

• 30 hectares de prairies permanentes : situées en bords de rivières, en fond de vallée, les prairies permettent de préserver la richesse paysagère et écologique d’un secteur traditionnellement consacré à l’élevage. A ce titre, l’exploitation a contracté une Mesure Agri-Environnementale qui l’engage, en échange d’une contrepartie financière, à limiter l’usage de fertilisants, à pratiquer un pâturage extensif ou à retarder la date de fauche. Le maintien de ces prairies constitue un véritable engagement pour l’EARL, car, au fil des années, les grandes cultures tendent à envahir progressivement la vallée. C’est aussi un moyen de mettre en valeur des terres moins fertiles.


• Céréales : 90 hectares de blé, 30 hectares d’escourgeon, 30 hectares de maïs, dont 20 hectares servent à fournir du maïs ensilage au troupeau laitier pour la période hivernale.

• Autres : 30 hectares de colza, 20 hectares de pois protéagineux, 25 hectares de betterave sucrière et 10 hectares de jachère.

Le lait, lui, est produit par 75 vaches de race Prim’ Holstein, mais, si l’on compte les vaches taries, les génisses et les veaux, l’exploitation compte en moyenne 140 animaux. La production de lait est d’environ 8 000 litres par vache sur l’année, ce qui permet de remplir le quota* global, d’environ 600 000 litres.


Comme dans la plupart des élevages laitiers, le troupeau reste à l’étable de mi-novembre à mi-avril. Pendant cette période, il est nourri avec du foin, du maïs ensilage et de la pulpe surpressée de betterave, avec un complément de mouture d’orge et un complément azoté. Durant le reste de l’année, le troupeau pâture à proximité de la ferme. Du maïs et un correcteur azoté sont ajoutés en complément à l’herbe quand cela est nécessaire.

La production laitière mobilise une main d’oeuvre importante. Ainsi, les deux traites quotidiennes occupent quatre heures par jour (6 à 8h le matin, 16h30 à 18h30 le soir). C’est pourquoi un salarié permanent s’occupe prioritairement du suivi du troupeau.

Des préoccupations environnementales croissantes

L’environnement tient une place de plus en plus importante dans la gestion de l’exploitation familiale :
• Tous les bords de rivières, nombreuses sur le territoire, sont bordés par des bandes enherbées, afin d’éviter la fuite des fertilisants et des produits phytosanitaires.
• L’exploitation est dans une démarche de réduction progressive des intrants. Le troupeau laitier contribue à cet objectif : l’intégralité du fumier est utilisé dans les cultures, pour fertiliser les terres de qualité moyenne, ce qui permet de réduire les apports minéraux. C’est là un nouvel aspect de la complémentarité qui existe sur l’exploitation entre l’élevage et les cultures, et de la cohérence que permet cette complémentarité dans l’organisation globale de l’entreprise.
• Trois nouveaux hectares de prairies ont été récemment créés.


Du lait cru chez le producteur !

Sur les 600 000 litres de quota, l’exploitation écoule 500 000 litres via la laiterie de Clermont, dans l’Oise, à une trentaine de kilomètres de l’exploitation. Le reste, soit 114 000 litres, est vendu sur place chaque jour de l’année. La qualité du lait est au rendez-vous puisque aujourd’hui certains clients des CHEVALIER font jusqu’à 25 kilomètres pour venir s’approvisionner en lait cru ! Alors, si vous souhaitez vous aussi vous laisser tenter par un lait de qualité, produit localement, en toute transparence, n’hésitez pas à vous déplacer à Nesles-la-Vallée : les portes vous sont ouvertes quotidiennement de 16h30 à 18h.

Sur les 600 000 litres de quota, l’exploitation écoule 500 000 litres via la laiterie de Clermont, dans l’Oise, à une trentaine de kilomètres de l’exploitation. Le reste, soit 114 000 litres, est vendu sur place chaque jour de l’année. La qualité du lait est au rendez-vous puisque aujourd’hui certains clients des CHEVALIER font jusqu’à 25 kilomètres pour venir s’approvisionner en lait cru ! Alors, si vous souhaitez vous aussi vous laisser tenter par un lait de qualité, produit localement, en toute transparence, n’hésitez pas à vous déplacer à Nesles-la-Vallée : les portes vous sont ouvertes quotidiennement de 16h30 à 18h.


* Les quotas laitiers ont été mis en place par l’Union Européenne en 1984, afin de mettre fin à la situation de surproduction structurelle sur le territoire européen, et ainsi d’assurer de meilleurs prix aux producteurs. Chaque exploitation possède donc un quota annuel fixe qu’elle s’engage à produire.



Informations

EARL CHEVALIER

Ferme de Launay
95690 Nesle-La-Vallée
Tél. : 01.34.70.61.07

La ferme se situe à environ 1 km après la sortie du village de Nesles-la-Vallée,
sur la droite de la route départementale 151, en direction de Frouville.




Commentaires

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» DEVILLERS Annie (annie_devillers@hotmail.fr) a dit :
Le 26-08-2012 11:20

Bonjour, J'aime déjà beaucoup votre ferme et je ne pensais pas qu'il pouvait en existait de pareille en Ile de France. Mon ami, Monsieur SOUIHLI Abdessalam a une ferme au Maroc et il était boulanger à son compte en France. Pour des raisons de santé, il a dû abandonner la boulangerie et après une reconnnaissance de travailleur handicapé (peut travailler quelques heures par jour)il attend son invalidité. Il aimerait ne pas rester sans rien faire et voudrait reprendre une petite activité dans une ferme de la région. Nous avons vu avec pôle emploi il pourrait faire une mise à niveau d'une durée de 15 jours dans une ferme. Il lui suffit de trouver cette ferme et un contrat pourrait être établi entre pole emploi et la ferme. Pouvz me dire ce que vous en pensez ? Remerciements Cordialement