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Portrait réalisé en 2006.
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EARL de la Nourotte
La production de Pigeonneaux à Guiry-en-Vexin (95). Laissez faire la nature !
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Agriculteur produisant des grandes cultures depuis 1989, Olivier HUPPE décide, début 2006, d’utiliser un hangar agricole pour y installer un élevage de pigeonneaux. Loin d’agir sur un coup de tête, ses motivations sont claires : passionné d’élevage, il souhaite se diversifier. En concertation avec un agriculteur voisin, Rémi LONGE, exploitant à la Ferme du Lapin Compote, il opte pour une production complémentaire de celle de son collègue, pour laquelle « une forte demande existe » nous explique t-il, ce produit n’existant pas en grande surface dans notre région. Unique éleveur de pigeonneaux en Ile-de-France, Olivier HUPPE sollicite les conseils de la station d’expérimentation d’Europigeon de chez Grimaud frères, située en Mayenne. En septembre dernier, il reçoit 300 couples de pigeons à maturité sexuelle, rigoureusement sélectionnés depuis 1989 pour le goût de leur chair et leurs qualités reproductrices. Aucune confusion possible avec leurs cousins des villes ! |
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Installation Confortablement installés dans leur pigeonnier moderne de 80 m² au sol avec 2.30 m de hauteur sous plafond, grâce aux subventions du Parc Naturel Régional du Vexin, les pigeons sont élevés sur caillebotis pour une hygiène assurée. Après 3 mois d’acclimatation, les pigeons se sont apprivoisés : chacun s’est choisi un partenaire « pour la vie » ainsi qu’un nid, correspondant à deux cases du pigeonnier, car elle pond souvent 2 oeufs avant que la première nichée s’envole... Olivier HUPPE gardera ses pigeons entre 5 et 6 ans en moyenne. Pendant cette période, la femelle pondant 2 oeufs par mois, chaque couple donnera naissance de 80 à 120 pigeonneaux environ. |
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Les deux parents s’occupent eux-mêmes d’élever les petits, assurant équitablement les tâches de couvaison et de nourrissage. « Un couple moderne » nous assure Olivier HUPPE, dont le rôle primordial est d’assurer la bonne alimentation des reproducteurs.
Alimentation
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Pour cela, il ne lésine pas sur les produits de qualité : une ration composée de 20% de blé (le plus fort en protéines) et de 70% de maïs, produits sur l’exploitation et issus de l’agriculture raisonnée (1 ha/an suffit à nourrir les 600 animaux), à laquelle Olivier HUPPE ajoute des compléments protéinés. Afin d’assurer la qualité des coquilles ainsi que la calcification du squelette des jeunes pigeons, Olivier HUPPE leur donne également du « grit » : 80% de roche sous-marine présente au large de l’île des Glénans en Bretagne et 20% de coquilles d’huîtres. Pour nourrir les petits, les pigeons « préparent » dans leur jabot, à partir de la digestion de leur ration, une mixture adaptée au développement du pigeonneau qu’ils lui régurgitent dans le bec: c’est le lait de jabot. Ainsi, à la naissance du jeune, après 18 jours de couvaison assurée la nuit et le matin par la femelle et l’après-midi par le mâle, la mixture fournie, le lait de jabot, est une bouillie constituée à partir des grains de blé et des compléments. |
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Au fur et à mesure des semaines, la nourriture est de moins en moins liquide et l’on peut y retrouver des grains de maïs prédigérés que les petits sont alors en mesure d’avaler. >Comme chez les oiseaux sauvages, les petits réclament et les parents viennent leur donner la becquée : c’est ce qu’on appelle le nourrissage. Cette substance très riche permet aux pigeonneaux d’engraisser très rapidement : les 3 premiers jours de leur vie, ces petits animaux triplent de volume ! Eclairage L’éclairage du pigeonnier est fondamental pour la production d’oeufs : c’est la raison pour laquelle les animaux de Olivier HUPPE bénéficient de 15 h d’éclairage en moyenne par jour. En hiver, lorsque l’ensoleillement n’est pas suffisant, ils profitent de la lumière artificielle à partir de 4h du matin jusqu’à 19h du soir. Le cycle naturel des animaux est respecté au maximum. |
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Les plats de pigeonneaux
Au bout de 4 semaines, juste avant que les pigeonneaux ne sortent du nid, Olivier HUPPE les « cueille » et les vend vivants à la Ferme du Lapin Compote qui se charge de les commercialiser, sous différentes formes : prêt à cuire (500 gr environ), rôti, pâté, rillettes et autres terrines. Spécialité de la ferme qui lui donne son nom : le pigeonneau en compote de pommes de terre, plat tout préparé de qualité à faire simplement réchauffer, un délice !
La chair du pigeonneau est tendre et peut s’accommoder de différentes façons, sucré-salé notamment, avec de bonnes figues ou des pruneaux par exemple. Peu riche en matières grasses, un plat principal à base de pigeonneau permet de concilier gourmandise et légèreté ! Et justement, en cette période de Noël, pourquoi ne pas remplacer la traditionnelle dinde par un petit pigeonneau fourré au foie gras, servi individuellement avec une savoureuse sauce au porto ? Joyeuses fêtes !
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Olivier Huppe 36 bis rue Saint Nicolas |
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