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Horticulture

Présentation

Le terme horticulture, signifiant à l'origine « culture du jardin » recouvre, selon les cas, des activités différentes. Au sens le plus large, l'horticulture recouvre l'ensemble des orientations spécialisées : maraîchage, arboriculture, floriculture, pépinière. On parle alors d'horticulture « quatre branches ». Dans un sens restreint, l'horticulture correspond à la floriculture (qui ne comporte pas que des productions florales, car on y adjoint les plantes vertes et feuillages). On parle aussi d'horticulture florale. L'horticulture ornementale, enfin, recouvre l'horticulture florale et la pépinière.

Nous nous intéressons ici à la filière horticulture florale. Elle comporte plusieurs orientations :

  • fleurs et feuillages coupés
  • plantes en pot (bégonia, poinsettia, azalée...)
  • plantes molles (non ligneuses)
  • plantes à massif (pensée, primevère, géranium...)

Les entreprises horticoles franciliennes

Selon l’enquête régionale ONIFLHOR/AND, réalisée en 2000 et 2004, la profession horticole de la région Ile-de-France se répartie comme suit :

  Ile-de-France France entière
Nombre d'entreprises 301 6800
Surface totale d'exploitation... 1266 ha 18981 ha
... dont surface couverte par des serres 100 ha 1136 ha
ETP employés 1722 31270
Chiffre d’affaire horticole 109 m€ 1170 m€

Répartition géographique

D’après les données propres à la Chambre d’Agriculture, en 2006, les exploitations du type fleurs et horticulture diverse se répartissaient de la manière suivante :

  Essonne Seine-et-Marne Val d'Oise Yvelines Petite Couronne Total (ha)
Nombre d'entreprises plantes en pots et plantes à massifs 14 25 18 18 19
Nombre d'entreprises fleurs coupées 20 25 3 3 23

La production est maintenant située pour sa plus grande partie dans un rayon de 50 km autour de Paris, de nombreuses exploitations, traditionnellement implantées en Petite Couronne, ayant déménagé plus loin à cause de l’urbanisation. Si l’on trouve encore une concentration importante de producteurs de fleurs coupées dans le Val-de-Marne, la tendance générale est à un déplacement progressif du centre de gravité de la production horticole régionale vers la Seine-et-Marne, qui rassemble maintenant les entreprises les plus actives.

La statistique annuelle sur la répartition des surfaces permet de répartir ainsi les productions de l'horticulture florale en 2004 :

Ce tableau n'est pas visible mais nécessaire pour le graphique automatique
Production horticole Pourcentage
Fleurs coupées 46%
Bulbiculture 2%
Plantes à massif et vivaces 23%
Plantes en pot 29%

Source : CAIF, 2006

Les productions régionales franciliennes (hors fleurs et feuilles coupées)

Depuis 2004, l’horticulture francilienne a connu une forte évolution qui s’est traduite par une diminution de moitié du nombre d’entreprises, et probablement du nombre de plantes produites.


Les productions sont extrêmement diversifiées. On relève en particulier :

  • fleurs coupées (pour 1000 fleurs) : 10 167 tiges, dont Chrysanthème, Glaïeul, Oeillet, Rose, Tulipe
  • plantes en pot (pour 1000 pots) : 3 534 pots, dont Azalée, Bégonia-fleur, Cactées, Chrysanthème, Cyclamen, Géranium et pélarginium, Poinsettia, Surfinia
  • plantes à massif et vivaces (pour 1000 pots) : 9 086 pots, dont Bégonia-fleur, Géranium pélarginium godet, Myosotis, Oeillet d'Inde, Pensée, Primevère
  • autres : plantes pour la mosaïculture

L'Ile-de-France se distingue par une très grande diversité de la production et une bonne qualité liée au savoir-faire traditionnel des horticulteurs. Il devient difficile toutefois de valoriser correctement cette qualité et la clientèle reste exigeante, tout en se montrant attentive aux écarts de prix.

Débouchés et circuits de commercialisation

Les débouchés sont essentiellement locaux pour le marché parisien à travers des canaux de commercialisation très variés : grossistes sur Rungis, jardineries et fleuristes, collectivités et entreprises de paysage, vente directe. Voici une présentation des 3 marchés dominants :

  • les producteurs détaillants, qui vendent la majeure partie de leur production directement aux particuliers, le plus souvent sur l’exploitation ou sur les marchés forains. En Ile-de-France, ils représentent 18.4% du chiffre d’affaire total et 43.2% du nombre d’entreprises
  • les producteurs vendant à la distribution spécialisée à savoir, fleuristes et jardineries. En Ile-de-France, ils représentent 53.3% du chiffre d’affaire total et 39.5% du nombre d’entreprises
  • les producteurs vendant sur le marché du paysage et des collectivités. En Ile-de-France, ils représentent 18.2% du chiffre d’affaire total et 10% du nombre d’entreprises

Contexte actuel

Une concurrence très vive s’exerce en Ile-de-France, où l’importance des débouchés attire des produits de toute origine (Anjou, autres régions, importations...). Il en résulte une pression croissante sur les entreprises, obligées d'ajuster toujours leur production aux conditions de marché. Cette concurrence, s'est traduite par un rééquilibrage au sein de l’horticulture : la fleur coupée et en particulier la rose perdent du terrain par rapport à la plante en pot et à massif. Les difficultés de la fleur coupée ont du reste gagné les autres régions qui écoulaient leur production sur le marché parisien. La production s’est développée dans des pays à bas coût de main d’oeuvre, et les fleurs coupées qui arrivent à présent sur Rungis sont en majorité importées.

Les problèmes de concurrence se doublent de ceux relatifs à la main d’oeuvre : sa rareté et son coût sont un souci constant au regard de l'équilibre économique des exploitations. Il en est déjà résulté une forte restructuration de ce secteur, qui a perdu une bonne moitié de ses effectifs entre 1988 et 2000.

Face aux importations massives de produits de toute origine à prix bas, l'Ile-de-France fait jouer ses atouts spécifiques de qualité et fraîcheur et une bonne technicité. Aussi les horticulteurs accordent-ils de plus en plus de place à la promotion de leur production à travers la participation à de nombreux salons et manifestations commerciales. Une station commune d'expérimentation a d'ailleurs été mise en place avec les pépiniéristes.