Accès professionnel réservé

Code oublié ?
  • Vous êtes ici :
  • Accueil ›
  • Notre agriculture ›
  • Filières agricoles ›
  • Maraîchage

Maraîchage (cultures légumières)

Caractéristiques dominantes

A l'origine, le maraîchage désignait la mise en exploitation de marais situés à proximité des villes pour l'approvisionnement rapide en légumes frais. Aujourd'hui, le maraîchage recouvre la culture des légumes frais sous abris ou en plein champ. Les abris permettent de protéger les cultures et d'assurer le forçage (opération par laquelle on force les végétaux à donner des fruits plus précocement).

Ces cultures sont très diversifiées tant par la multiplicité des légumes cultivés, que par le mode de conduite et de commercialisation.

En 2005, les exploitations légumières d’Ile-de-France (maraîchage et légumes plein champ) étaient au nombre de 286, et cultivaient une surface moyenne de 7.5 hectares en légumes. Elles comptaient 1 054 UTA (Unité de Travail Agricole, qui correspond à peu près à un Equivalent Temps Plein), dont 896 propres aux cultures de légumes. Les productions légumières ne sont pas limitées à ces exploitations spécialisées, on les rencontre aussi en association avec les productions fruitières ou la polyculture : au total ce sont 2 459 hectares, soit 1% de la S.A.U.

  Essonne Seine-et-Marne Val d'Oise Yvelines Petite Couronne Total (ha)
Légumes frais... 689 1537 595 1276 195
... dont maraîchage 358 738 265 851 167
Légumes secs 9 85 9 0 0
Total          

Source : SRISE, 2005

Pour s'adapter à la demande des consommateurs, les producteurs ont adapté leur production : moins de légumes à cuire, davantage de salades et de crudités. La salade est ainsi devenue prédominante dans la production de l'Ile-de-France, ce qui lui permet par exemple de se placer au quatrième rang des régions françaises pour les laitues. Méréville demeure la capitale du cresson, dont l'Essonne est le premier département producteur. L'irrigation et la culture sous abri permettent un échelonnement des productions tout au long de l'année.

Un secteur en difficulté

L'urbanisation tend à repousser toujours plus loin la ceinture maraîchère. Parallèlement, l'environnement urbain et une concurrence de plus en plus vive sur le marché parisien créent un contexte de plus en plus défavorable pour les producteurs, dont le nombre s'amenuise. Les installations sont rares dans ce secteur. Au cours des dernières années, on a ainsi compté environ 3 installations par an en agriculture biologique (sur de petites surfaces et en circuits courts), et une installation par an en agriculture conventionnelle, le plus souvent par transmission d’entreprises familiales. Les surfaces cultivées sont elles aussi en régression.

Parmi les problèmes spécifiques rencontrés par les maraîchers en Ile-de-France, on peut citer :

  • concurrence des autres régions productrices (origine nationale ou plus lointaine)
  • difficulté de trouver de la main-d'oeuvre
  • nuisances périurbaines (vol, déprédations)
  • servitudes environnementales
  • pression de l'urbanisme et insécurité foncière

Production et commercialisation

Les principales productions sont les suivantes :

  Essonne Seine-et-Marne Val d'Oise Yvelines Petite Couronne Total (ha)
Betteraves potagères 4 34 11 17 20
Carottes 13 24 17 29 8
Céleris raves 5 6 19 8 3
Choux et choux-fleurs 43 58 69 104 15
Concombres 3 6 6 6 1
Courgettes 17 10 16 22 5
Cresson 23 0 0 0 0
Haricots 21 337 40 184 11
Navets potagers 5 27 11 20 4
Oignons 75 98 124 116 7
Petits pois 7 17 18 9 4
Persils 3 61 19 64 3
Poireaux 12 17 17 49 7
Radis 14 24 39 136 7
Salades et laitues 244 539 38 331 74
Tomates 22 15 13 41 6

Source : SRISE, 2012


Il faut ajouter une vingtaine d'autres légumes dont les tonnages sont moins importants, mais qui complètent la gamme de produits proposés à la clientèle : mâche, épinards, endives. En valeur, la production légumière représentait 98 M€ en 2007. Diversité, qualité gustative, fraîcheur et traçabilité des produits sont des atouts importants de la production maraîchère en Ile-de-France, dont une partie croissante est vendue par des circuits courts de commercialisation. Ainsi en 2005, environ 30% des légumes franciliens étaient vendus en direct par les maraîchers.


Les modes de vente sont très variés selon les exploitations :

  • Circuits de gros ou demi-gros
    • la vente sur Rungis par mandataire ou sur le carreau
    • la vente aux grossistes
    • la vente aux grandes surfaces
    • la vente aux entreprises de transformation
    • la vente en demi-gros (cantines, restaurants)
  • Circuits au détail
    • la vente sur les marchés des producteurs-vendeurs
    • la vente directe sur l'exploitation
    • la vente en libre-service (cueillette)
    • la vente par paniers

L'importance relative de chacun de ces modes de commercialisation est difficile à déterminer, d'autant plus qu'elle est évolutive et que plusieurs types de vente peuvent exister sur la même exploitation.