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Agriculteur de février 2010
Nicolas GALPIN
JA et céréalier plein d’énergie à Auvernaux
Photovoltaïque et Nouvelles Techniques Culturales
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Présentation
Jeune Agriculteur de 33 ans, Nicolas GALPIN se lance dans l’innovation; en installant
des panneaux solaires sur l’un de ses hangars tout d’abord puis en osant expérimenter des techniques
culturales simplifiées (ou TCS).
Si le concept du photovoltaïque qui a vu le jour dans des pays comme l’Allemagne commence à dater d’une
trentaine d’années, tester en plein champ de nouvelles techniques culturales est en revanche plus risqué,
et Nicolas fait partie des précurseurs...
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Jeune Céréalier...
Après avoir été salarié pour son père, Régis Galpin, Nicolas reprend la moitié de la ferme
en 2002. Installé aujourd’hui sur 215 ha, Nicolas loue plus de 95% de ses terres.
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Cette année, l’assolement de Nicolas est réparti
de la façon suivante :
• 90 ha de blé,
• 20 ha d’orge,
• 20 ha de colza,
• 20 ha de pois,
• 60 ha de betterave,
• 5 ha en surface en couvert environnemental. |
Nicolas a la possibilité de stocker une partie de ses récoltes et commercialise
sa production via la coopérative voisine. 5% des betterave et du blé sont vendus sous contrat à des
industriels qui les transforment en bioéthanol.
Convaincu de l’intérêt des biocarburants pour diversifier sa commercialisation,
Nicolas a lui-même investi dans une voiture roulant au bioéthanol. La pompe la plus proche de chez lui
se trouve à 10 km et il fait le plein avec un carburant coûtant 67 c€/L... de quoi faire rêver plus
d’un conducteur quand on sait que le prix à la pompe s’élève actuellement à environ 1.30 €/L... !
... énergiculteur
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En 2009, à l’initiative de son père, Nicolas décide d’installer des panneaux
solaires sur le toit d’un de ses hangars. C’est ainsi qu’au mois de juillet dernier, sur 250 m² de
toiture, 264 panneaux photovoltaïques ont été installés.
Ce hangar présente beaucoup de caractéristiques requises pour ce type
d’installation : en plus d’une orientation sud-ouest très avantageuse, la pente
du toit d’environ 25° convenait parfaitement. De plus ce bâtiment est situé près du réseau électrique
facilitant son raccordement. |
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6 onduleurs abrités sous le hangar, permettent de transformer le courant continu
en courant alternatif. Un ordinateur relié au dispositif enregistre les quantités d’énergie reçues
au jour le jour. L’électricité produite sur les toits de la ferme répond aux besoins de 7 foyers
et contribue ainsi au développement des énergies renouvelables tel que fixé par le Grenelle
de l’Environnement.
Un tel investissement coûte 186 000 euros environ. Ce n'est qu'après le
remboursement de l'emprunt sur 12 ans qu’il a contracté que Régis Galpin pourra bénéficier
d'un produit financier de 19 000 euros annuel : il s'agit donc d'un investissement de long terme !...
en prévoyant de plus de devoir changer les onduleurs au bout de 10 ans et en intégrant le coût
de l’assurance contre la grêle mais surtout le vol ! |
Cependant, ces calculs et les autres projets d’installation de panneaux
qui y étaient associés sont fortement remis en question depuis le décret sur le nouveau tarif
de rachat de l’énergie produite à partir du photovoltaïque, qui revoit bien évidemment ce tarif
à la baisse.
Avec une moyenne de production de 33 600 kW/h / an, produire de l’électricité
grâce à cette installation permet d’éviter la production de 16 t de CO2 / an, si on compare avec
la quantité moyenne de CO2 produite en Europe pour fabriquer 1 kW/h d’électricité, soit 0.476 kg. |
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... en quête de nouvelles expérimentations
Depuis quelques années, Nicolas se tourne de plus en plus vers les techniques culturales
simplifiées. Ayant pour objectif d’améliorer sa connaissance des sols afin d’en optimiser la productivité,
il expérimente notamment les couverts végétaux transformant ainsi une contrainte administrative en atout.
En effet, ces cultures intermédiaires sont obligatoires en hiver afin de ne pas laisser le sol nu et ainsi
éviter le lessivage des nitrates et limiter l’érosion des sols.
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Nicolas abandonne donc peu à peu les travaux du sol tels que le labour car il estime
que cette technique détruit les galeries des vers de terre ainsi que les trous creusés par les racines
des plantes cultivées. Or, tout ceci contribue à l’aération du sol et favorise la circulation de l’eau.
Le travail des vers de terre enrichit également le sol en matière organique. Pour l’instant ces techniques
sont encore nouvelles et demandent de passer par une phase d’expérimentation. Aujourd’hui Nicolas y
consacre donc 30 ha.
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Nicolas teste donc différentes « formules » de couverts, avec une constante cependant,
la présence systématique d’une ou de plusieurs légumineuses qui enrichissent naturellement le sol
en azote pour la culture suivante.
Parmi les itinéraires culturaux que Nicolas expérimente, citons par exemple une
interculture de sarrasin entre un pois d’hiver récolté fin juin et avant de semer le blé en octobre.
Cette interculture présente tous les avantages d’un couvert végétal et pourra en plus être valorisée sous
forme de graines de sarrasin !
Grâce à ce nouveau système, qui n’est pas pour déplaire à la biodiversité, Nicolas
améliore ses marges car il diminue ses charges en intrants (engrais, fioul notamment).
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Souhaitons lui bonne chance dans ses expérimentations !
Nicolas GALPIN
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