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Agriculteur de mars 2007
La ferme du Colimacon : un élevage
so french* !
Bienvenue chez
Philippe Maurice,
héliciculteur à Oinville sur Montcient
(78)
*un
élevage tellement français !
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Situation
de l'exploitation

La ferme du Colimaçon se trouve dans les Yvelines
à 15 km de Mantes.

La commune de Oinville sur Montcient fait partie du
Parc Naturel Régional du Vexin.

Philippe Maurice y est héliciculteur. |
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Historique
de
la production
Mais qu’est ce qu’un héliciculteur
?
La réponse à cette
question énigmatique nous a été
donnée lors de la visite à la ferme
du Colimaçon, spécialisée en
élevage… non pas d’hélices,
mais d’escargots…!
En effet, le genre latin des escargots
dans la classification animale est Helix, ce qui a
valu son nom à la culture de ces animaux, l’héliciculture.
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| Si les Anglais nous appellent
“froggies” à cause de notre gourmandise
pour les grenouilles, ils auraient tout aussi bien pu
nous surnommer “snailies” (de l’anglais
snail pour escargot) tant cette production est typiquement
française.
La France, premier pays producteur d’escargots
en est également le premier consommateur, et
ce depuis plus de 200 ans : les malles-poste faisant
la liaison entre Lyon et Paris furent les premiers à
déguster ce mets à Bassou, petit village
bourguignon. En effet, ces hôtes affamés
se voyaient régulièrement servir des escargots
des vignes poêlés ou grillés.
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| de
l'exploitation
Mais aujourd’hui, les fins gourmets
n’ont plus besoin d’aller en Bourgogne pour
trouver des escargots de qualité, puisqu’à
50 km de Paris, Philippe Maurice propose un assortiment
de recettes pour palais gourmands.
Cependant, il n’en a pas toujours été
ainsi sur la Ferme du Colimaçon.
En 1987, lorsqu’il reprend l’exploitation
de ses parents, 47 ha sont exploités en polyculture.
Actuellement, ce sont 115 ha que Philippe Maurice gère
seul, ou occasionnellement aidé d’un stagiaire. |
Sur cette
superficie, il cultive blé (50%), colza (20%),
et pois (10%); le reste de la surface étant en
jachère conformément aux mesures agro-environnementales
(MAE) en vigueur sur l’exploitation.
En 1997, souhaitant se diversifier,
il réalise un stage en héliciculture à
Rennes et certificat en poche, se lance dans la production
et la transformation d’escargots Petits Gris et
Gros Gris, initiative novatrice et originale dans le
département.
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Production
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l'escargotière
L’élevage de l’escargot
se fait dans une serre que l’on appelle escargotière.
D’une superficie de 350 m²,
la serre de Philippe Maurice accueille 150 000 escargots
chaque année.
Semé au printemps, un couvert
végétal de navette fourragère assure
leur alimentation d’avril, fin de l’hibernation,
à septembre, date du début du ramassage.
La serre est aménagée de telle sorte que
les animaux y trouvent les conditions idéales
pour se développer.
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Des tuiles posées de part et d’autre
des bandes de couvert végétal
leur permettent de “se coller”,
phénomène indispensable à
leur bon développement.
Les larges feuilles de navette fournissent,
en plus d’une alimentation équilibrée,
une surface de collage supplémentaire
pour les petits escargots.
Enfin, le degré d’hygrométrie
de la serre est surveillé avec attention
par l’héliciculteur et régulé
par un brumisateur, qui vaporise de fines goutelettes
d’eau pendant ¼ d’heure,
une fois par jour au moins.
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Cycle de l'escargot
Ces animaux sont nourris durant le printemps
et l’été. Un “aliment
escargot”, équilibré et
parfaitement adapté à leurs besoins
leur est fourni en fin de cycle et assure la
consolidation de la coquille.
A partir du 15 août, l’héliciculteur
démarre le ramassage des escargots qu’on
appelle “les bordés” car
ils ont un bourrelet au bord de la coquille,
signe de leur maturité.
Pendant 15 jours minimum, ils sont placés
dans une chambre froide à 6°C et
y jeûnent.
Ils perdent ainsi un peu de leur salive, se
vident et seront alors plus faciles à
décortiquer.
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C’est donc début septembre
que démarre la préparation de recettes
originales dans le laboratoire de l’exploitation,
aux normes européennes et c’est ainsi que
se passera la fin de l’année à la
ferme du Colimaçon entre cuisine et vente directe. |
En effet, afin de
satisfaire la réelle demande des clients sur
les marchés fermiers de la région (95
et 78), Philippe Maurice prépare chaque semaine
environ 200 douzaines d’animaux qu’il vend
ensuite frais, en vrac ou cuisinés.
A partir du 1er novembre, tous les escargots trop
petits pour être commercialisés, sont
ramassés et passeront l’hiver dans une
chambre froide à 6°C.
L’escargot bouche l’ouverture de sa coquille
avec un opercule qu’il fabrique et qu’il
mange lorsqu’il se réveille.
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Au printemps, ils seront placés
dans des parcs à l’extérieur et
sortiront de leur hibernation.
Cette technique permet à l’héliciculteur
de faire un tri entre animaux vivants et morts : l’escargot
étant un animal fragile, il est fréquent
d’observer quelques pertes après l’hiver.
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Ces escargots seront rejoints par 100 000
jeunes animaux de 8 jours que Philippe Maurice achète
chaque année en Charentes Maritimes et qui assurent
le renouvellement de la production. |
Commercialisation : l'escargot mangé à toutes
les sauces !
Sélectionnés
pour être consommés, les escargots de bonne
taille sont tout d’abord plongés dans de
l’eau bouillante qui les tue instantanément.
La chair est ensuite séparée de la coquille
manuellement.
Chairs et coquilles sont lavées plusieurs fois,
le tortillon est enlevé.
Les coquilles sont égouttées, séchées
au four, puis conditionnées par lots étiquetés
et clairement identifiés dans un souci de transparence
; les chairs crues quant à elles sont également
conditionnées en sacs de 2kg, et étiquetées
avec les mêmes numéros de lot que leurs
coquilles puis surgelées.
En fonction des besoins de commercialisation, les chairs
seront décongelées, cuites au court-bouillon
avant d’être cuisinées à la
mode du Colimaçon.
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Vendus frais en direct sur
les marchés fermiers des Yvelines et du Val d’Oise,
les escargots de la ferme du Colimaçon peuvent également
être délivrés, congelés sur commande,
à tout moment.
Au cours d’une visite à la ferme, vous pourrez
parfaire vos connaissances sur l’escargot en vous promenant
dans la serre accompagné par Philippe Maurice qui partagera
avec vous sa passion de l’héliciculture. Ce sera
alors l’occasion de s’arrêter à la
boutique et d’acheter directement au producteur ses
recettes.
Vous pourrez ainsi vous régaler toute l’année
et pourquoi ne pas commencer à gâter vos invités
pour Pâques ?
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Philippe Maurice
Route de la Chartre
78250 Oinville sur Montcient
tel/fax 01 34 75 33 89
Accueil les vendredis de 17h à
19h
Les samedis de 10h à 12h30 et de 15h à 19h
Visite du dimanche matin et visites en semaine du mois d’avril
au mois d’août sur rendez-vous uniquement.
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